
Chaque année, le 8 Mars marque la Journée internationales des droits des femmes. Cette date est un temps fort de mobilisation et de sensibilisation, destiné à rappeler que l’égalité entre les femmes et les hommes reste un enjeu majeur de notre société.
Ancrée dans l’histoire des luttes féministes, la journée internationale des droits des femmes permet de se rendre compte que les inégalités persistent dans de nombreux domaines : : accès aux droits, éducation, orientation et insertion professionnelles, représentation dans les sciences, la culture et les instances de décision, ou encore lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Elle invite chacune et chacun à s’informer, à questionner les stéréotypes et à agir pour faire progresser l’égalité.
L’égalité femmes hommes, un enjeu de la vie étudiante
La vie étudiante peut elle aussi être traversée par ces inégalités. Choix d’orientation, précarité, discriminations ou violences sexistes et sexuelles peuvent impacter les parcours. Acteur public de la vie étudiante, le Crous de Versailles s’engage au quotidien pour favoriser l’égalité femmes hommes, à travers ses actions, ses politiques internes et les valeurs défendues.
Des résidences étudiantes aux noms de femmes engagées
Cet engagement se traduit notamment par le choix de donner à certaines résidences étudiantes le nom de femmes qui ont marqué l’histoire. Leurs parcours illustrent des combats décisifs pour l’émancipation, la reconnaissance et la place des femmes dans la société.
> Flora Tristan
(1803-1844)
Précurseuse du féminisme moderne, Flora Tristan est l’une des premières à affirmer que l’émancipation des femmes est indissociable de l’émancipation sociale. À une époque où les femmes n’avaient quasiment aucun droit, elle défend le droit au divorce, l’indépendance économique des femmes et l’accès à l’éducation. Elle dénonce ouvertement les violences conjugales, qu’elle a elle même subies, et milite pour une société plus juste en liant la condition des femmes à celle des travailleurs.
> Émilie du Châtelet
(1706-1749)
Mathématicienne, physicienne et philosophe, Émilie du Châtelet évolue dans un monde scientifique réservé aux hommes. Elle traduit en français les Principia de Newton (traduction encore utilisée aujourd’hui) et y ajoute ses propres commentaires scientifiques.
> Marguerite Yourcenar
(1903-1987)
Écrivaine majeure du XXe siècle, elle devient en 1980 la première femme élue à l’Académie française, après plus de trois siècles d’exclusion féminine.Son entrée ouvre la voie à une reconnaissances accrue des femmes dans les institutions culturelles.
> Eileen Gray
(1878-1976)
Designer et architecte, elle s’impose dans le mouvement moderniste malgré une reconnaissance tardive. Longtemps mise à l’écart dans un secteur majoritairement masculin, elle développe une architecture pensée pour les usages réels, le confort et l’autonomie. Son travail remet en question les normes dominantes et participe à l’affirmation des femmes dans les métiers du design et de l’architecture.
> Charlotte Perriand
(1903-1999)
Théoricienne de l’art d’habiter et designer engagée, elle revendique très tôt l’égalité femme homme dans le monde de l’architecture. Charlotte Perriand influence le design en s’intéressant aux questions de son temps liées aux logements, aux équipements collectifs et aux nécessités fonctionnelles de l’habitat.
> Rose Valland
(1898-1980)
Historienne de l’art et résistante, Rose Valland travaille au musée du Jeu de Paume pendant l’Occupation. En secret, elle note les vols d’oeuvres d’art orchestrés par les nazis, au péril de sa vie. Grâce à son courage, des milliers d’oeuvres sont retrouvées après la guerre.Elle incarne la résistance silencieuse et la reconnaissance tardive des femmes dans l’histoire.
> Louise Bourgeois
(1911-2010)
Artiste franco-américaine, Louise Bourgeois explore dans son oeuvre les thèmes du corps, de la maternité, du trauma et de l’identité féminine. Elle utilise l’art comme un
espace d’expression intime et politique, donnant une voix à des expériences longtemps invisibilisées. Son travail participe à la reconnaissance du regard féminin dans l’art contemporain.
> Olympe de Gouges
(1748-1793)
Femme de lettres et militante, Olympe de Gouges rédige en 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle réclame l’égalité juridique et politique entre les sexes. Elle y défend le droit de vote, l’accès aux fonctions publiques et l’égalité devant la loi. Ses idées lui valent d’être exécutée pendant la Révolutionn, faisant d’elle une figure majeure du combat féministe.
> Simone Weil
(1909-1943)
Philosophe et militante, Simone Weil s’engage aux côtés des ouvriers et réfléchit aux conditions de travail, à la justice sociale et à la dignité humaine. Elle défend l’égalité refusant toute oppression, et place l’humain au centre de ses combats.
> Adrienne Bolland
(1895-1975)
Aviatrice, Adrienne Bolland devient en 1921 la première femme à traverser la cordillère des Andes en avion. À une époque où l’aviation est un milieu exclusivement masculin, elle s’impose par son audace et son talent, ouvrant la voie aux femmes dans les métiers de l’aéronautique et de l’exploration.
> Jacqueline de Romilly
(1913-2010)
Spécialiste de la Grèce antique, elle devient la première femme professeure au Collège de France. Elle oeuvre toute sa vie pour la transmission du savoir et l’accès des femmes aux plus hautes fonctions universitaires, contribuant à briser les plafonds de verre dans le monde académique.
> Irène Joliot-Curie
(1897-1956)
Physicienne et chimiste, prix Nobel de chimie, Irène Joliot-Curie joue un rôle majeur dans la découverte de la radioactivité artificielle. Elle milite également pour l’accès des femmes aux carrières scientifiques et pour la diffusion du savoir. Son parcours illustre la légitimité des femmes dans les sciences de haut niveau.
Des ressources pour s’informer et être accompagnée
Plusieurs structures proposent information, accompagnement et ressources sur les questions d’égalité femmes hommes, de droits et de lutte contre les discriminations :
- Les CIDFF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles)
Ils informent, accompagnent et orientent sur les droits, l’accès à l’emploi, la vie familiale et la prévention des violences sexistes et sexuelles.
- Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien pour l’égalité femmes hommes, il agit pour la promotion de l’égalité et la lutte contre les stéréotypes, à travers des ressources, des actions de sensibilisation et des outils à destination de tous les publics